Dans le désordre et rapidement...

La Chat Geluck (Merci Geluck - Merci Le Chat)

  • D'abord la sensation précieuse de me sentir dans une culture à laquelle je crois. Puisqu'une personne en RH en est l'ambassadrice, c'est essentiel pour que je me sente bien dans mon boulot.

Je pense que le regard de recruteure durant l'entretien m'a aidée à la percevoir ; j'évaluais alors probablement autant qu'on m'évaluait, notamment pour être sûre que leur style d'entretien ressemblait au mien. De plus, l'agence qui m'a placée en poste a su me décrire dans quel style d'environnement et surtout à quel 'timing' j'arrivais dans l'histoire de l'entreprise. D'où l'importance de considérer ces intermédiaires comme des partenaires et non des empêcheurs de tourner en rond.

  • Puis l'impression que la charge de travail n'était pas si grande que ça... et j'aime pas m'ennuyer

Ben oui, j'étais dans ma zone de confort, le recrutement... avec 2,5 fois moins de postes à combler que mon précédent employeur. Bien sûr je me raisonnais quotidiennement, sachant pertinemment que ça ne durerait pas et que cette période d'intégration est précieuse. Après tout, en tant que conseillère RH, je recommande toujours aux responsables d'équipe de ne pas surcharger un nouvel employé et de lui laisser une période d'observation pour qu'il absorbe les infos et le mode de fonctionnement.

  • S'en est ensuivie un peu de frustration informatique puisque je ne partage toujours pas de répertoires avec mes collègues anglais...
  • L'intégration dans l'équipe se fait à distance. J'ai le plaisir d'avoir une grande confiance et une grande dose d'autonomie de la part de ma responsable. Elle me laisse jouer dans mon carré de sable. Il faut simplement que je valide parfois quelles en sont les limites, de ce carré.
  • Je me suis sentie "bizness woman", en train de prendre l'Eurostar le lundi matin avec ma valise à roulettes pour 3 jours en Angleterre. Ca a aussi créé d'excellentes occasions de discuter différemment avec les collègues nomades, les yeux embués dans le café du train ou avec une étincelle autour de la biere-bouffe du resto le soir.
  • Enfin, actuellement, je me rends compte de la chance que j'ai de pouvoir bâtir à mon goût ce poste et son contenu. Je développe mes outils (Puisque je ne peux les partager...), je soulage les personnes qui faisait des bouts de processus RH deci delà, de façon inefficace et administrative, j'essaie d'apporter de la valeur aux responsables d'équipe qui commencent à venir me poser spontanément toutes sortes de questions... A mon plaisir, le titre de "Spécialiste recrutement" s'élargit (comme dans "RH Généraliste") !

Bref, cela répond très bien à mon envie de proximité, mon envie d'international local, de petite structure appuyée par un grand groupe, mon souhait de préserver mon anglais, mon besoin d'améliorer ma connaissance légale des RH... Je n'ai pas choisi d'y aller avec les gros sabots, mais de faire ma place petit à petit... je pense que ça peut porter fruit et créer des relations gagnants-gagnants.

PS : Et je lis avec attention le débat du mois sur l'intérêt des blogs-emplois bien sûr :)