Blog..com
Créer votre Blog Emploi

Wiki Blogs Favoris

Un peu plus loin en RH - MoreRh

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 24 octobre 2007

1 mois plus tard...

Dans le désordre et rapidement...

La Chat Geluck (Merci Geluck - Merci Le Chat)

  • D'abord la sensation précieuse de me sentir dans une culture à laquelle je crois. Puisqu'une personne en RH en est l'ambassadrice, c'est essentiel pour que je me sente bien dans mon boulot.

Je pense que le regard de recruteure durant l'entretien m'a aidée à la percevoir ; j'évaluais alors probablement autant qu'on m'évaluait, notamment pour être sûre que leur style d'entretien ressemblait au mien. De plus, l'agence qui m'a placée en poste a su me décrire dans quel style d'environnement et surtout à quel 'timing' j'arrivais dans l'histoire de l'entreprise. D'où l'importance de considérer ces intermédiaires comme des partenaires et non des empêcheurs de tourner en rond.

  • Puis l'impression que la charge de travail n'était pas si grande que ça... et j'aime pas m'ennuyer

Ben oui, j'étais dans ma zone de confort, le recrutement... avec 2,5 fois moins de postes à combler que mon précédent employeur. Bien sûr je me raisonnais quotidiennement, sachant pertinemment que ça ne durerait pas et que cette période d'intégration est précieuse. Après tout, en tant que conseillère RH, je recommande toujours aux responsables d'équipe de ne pas surcharger un nouvel employé et de lui laisser une période d'observation pour qu'il absorbe les infos et le mode de fonctionnement.

  • S'en est ensuivie un peu de frustration informatique puisque je ne partage toujours pas de répertoires avec mes collègues anglais...
  • L'intégration dans l'équipe se fait à distance. J'ai le plaisir d'avoir une grande confiance et une grande dose d'autonomie de la part de ma responsable. Elle me laisse jouer dans mon carré de sable. Il faut simplement que je valide parfois quelles en sont les limites, de ce carré.
  • Je me suis sentie "bizness woman", en train de prendre l'Eurostar le lundi matin avec ma valise à roulettes pour 3 jours en Angleterre. Ca a aussi créé d'excellentes occasions de discuter différemment avec les collègues nomades, les yeux embués dans le café du train ou avec une étincelle autour de la biere-bouffe du resto le soir.
  • Enfin, actuellement, je me rends compte de la chance que j'ai de pouvoir bâtir à mon goût ce poste et son contenu. Je développe mes outils (Puisque je ne peux les partager...), je soulage les personnes qui faisait des bouts de processus RH deci delà, de façon inefficace et administrative, j'essaie d'apporter de la valeur aux responsables d'équipe qui commencent à venir me poser spontanément toutes sortes de questions... A mon plaisir, le titre de "Spécialiste recrutement" s'élargit (comme dans "RH Généraliste") !

Bref, cela répond très bien à mon envie de proximité, mon envie d'international local, de petite structure appuyée par un grand groupe, mon souhait de préserver mon anglais, mon besoin d'améliorer ma connaissance légale des RH... Je n'ai pas choisi d'y aller avec les gros sabots, mais de faire ma place petit à petit... je pense que ça peut porter fruit et créer des relations gagnants-gagnants.

PS : Et je lis avec attention le débat du mois sur l'intérêt des blogs-emplois bien sûr :)

lundi 24 septembre 2007

Des premiers jours en poste...

Et voilà, c'est parti !

Finalement, j'ai été très ferme sur l'impossibilité de commencer quand mon employeur l'aurait aimé car j'avais besoin de temps notamment pour gérer le côté administratif de l'immigration inversée. J'ai donc eu une grosse semaine de plus et un jour.

Me voici donc, le mardi matin. Début prévu à 9h... Bon, je commence pas fort et la circulation me cause du tort. Heureusement, vive les portables, je préviens ma nouvelles superviseure, très compréhensive pour ce sujet. Elle a passé une journée en se coupant de ses dossiers pour m'accueillir et m'expliquer l'historique et les organigrammes de l'entreprise, étapes essentielles pour comprendre le contexte de travail, surtout quand on travaille en recrutement. Mais je le conseille aussi à tout nouvel employé. Cela permet de préciser le périmètre d'actions, le fonctionnement des équipes et l'identification des principaux interlocuteurs.

Agréablement surprise, je bénéficie déjà d'un telephone portable et d'un compte réseau... enfin, c'est ce que je crois. Il a malheureusement été mal créé ; mon prénom est devenu mon nom de famille ( et réciproquement) et je n'ai pas accès au bon réseau ; donc pas à l'intranet (sur lequel j'ai la responsabilité d'afficher les postes à pourvoir).

Le timing pour débuter est parfait, puisqu'elle anime le lendemain une formation d'une journée destinée aux managers sur le recrutement. Cela m'a permis de connaître le processus, le niveau de maturité des gestionnaires et l'ambiance qu'il peut régner.

Je ne me suis pas trompée dans mes critères ; tel que pressenti, le contact est très facile ici et c'est non sans surprise que certains, à la Française, me font la bise pour me souhaiter la bienvenue !!

Pour l'instant; c'est calme (le fait que je n'accède pas au réseau limitant mes interventions) ; je me sens dans mon milieu.... encore quelques semaines avant que n'apparaissent les frustrations ;)

mardi 28 août 2007

Quand tout se précipite...

Provoquer la chance, j'y crois. Ma bonne étoile aussi ! Revenir en France et trouver facilement ET rapidement un emploi, je doutais fortement. Finaliser un contrat sans entretien face-à-face me semblait impossible.

Et pourtant !

Voilà, tout s'emballe, dans les conditions que j'avais dressées, mais beaucoup plus rapidement que prévu !

Après un contact téléphonique avec une firme qui avait repéré mon CV sur Monster (et avait lu mes tribunes parues sur FocusRH), puis un entretien téléphonique en anglais avec l'entreprise qui a le besoin d'une conseillère RH (maison mère à Londres), hop ! on discute des conditions, on m'envoie le contrat pour lecture et je viens signer le tout le 6 septembre... Incroyable. Un poste qui me plaît, dans mon coin, rémunération équivalente, boîte internationale, création de poste (ma préférence, je préfère bâtir que d'ajouter de l'huile à une machine qui roule), ordi et tel portables fournis (précieux pour le retour !). Bref tout va comme sur des roulettes. Le tout en 3 semaines, dont une de congés pour mes interlocuteurs.

Sauf que bien sûr, moi non plus je ne les ai pas vus, mes employeurs. Sauf que comme ils sont basés à Londres, l'essentiel, c'est le téléphone ! Sauf qu'ils voudraient que je commence le 10 septembre... comme je leur ai expliqué, ils me demandent un spécimen de chèque alors que je n'ai plus de compte bancaire français !! Vais avoir besoin d'un peu plus de temps. Reste donc la négociation (beurk) de la date d'entrée en fonction. Je suis prête à me lancer tête baissée, mais pour ça il faut que tous mes neurones pensent au travail. Pas à la banque, à la sécu, au lit que je dois acheter, à mon mari qui reste à Montréal finaliser le déménagement... Je pense qu'ils comprendront le tout .

Comme quoi, moi qui voyait l'administration française lourde, l'obligation de passer 4 entretiens avant que ça ne débouche... J'ai eu un excellent contact, un excellent suivi de la firme qui me place (et qui sera mon employeur). Je suis contente.

J'avais envisagé l'exploration du marché de façon passive (CVThèque, blog...) de mi-juillet à mi-août, réponse aux annonces à partir de début août (sachant que l'été, il y a moins d'annonces mais aussi moins de candidats), pour des entretiens regroupés en septembre et une entrée en fonction négociée en octobre. Et bien en moins d'un mois, tout s'est précipité. Pour le meilleur.

Très staisfaite et agréablement surprise donc, mais tellement stressée par le retour en France et son lot de détails à penser !!!

vendredi 10 août 2007

Circonstances favorables ?

On a bien essayé de me prévenir :

"Le marché de l'emploi n'est pas facile en France"

"Mais comment tu vas faire, à distance ? Personne ne te contactera si tu as ton adresse à Montréal"

"Prends ton temps, ça ne bougera pas vite"

"Jusque mi-août tout sera mort"

Seulement je suis une de celle qui aime juger par elle-même et qui relativise positivement (non sans stress quand même) :

  • "Pas facile" : en sachant que le nombre d'annonces RH a doublé depuis l'an dernier, je partais plus confiante que pour d'autres fonctions. De plus, je ne m'intéresse pas au nombre global d'offres, il suffit d'une qui porte fruit !

En tant que conseillère RH, à chaque nouveau poste à combler, on me dit que "ce ne sera pas facile". Ben non, c'est pour ça que j'aime relever les défis. Sait-on vraiment apprécier ce que l'on obtient sans effort ?

  • "Adresse à Montréal" ou l'art de se noyer dans un verre d'eau (ou de "s'enfarger dans les fleurs du tapis" en québecois) : le courriel est international, sans problème de décalage horaire, les boîtes vocales s'écoutent à distance (merci papa pour le prêt de ton n# de portable !).

En indiquant clairement sur le CV et dans les lettres "Retour prévu en France en septembre", les conseillers RH malins sauront me contacter (et les autres conseillers RH, ben... je les voudrais pas comme collègue !), même si leur téléphone est bloqué pour les appels internationaux.

  • "Ça ne bougera pas vite"... sauf si je me concentre sur les CDD ou missions, pour lesquels les besoins sont toujours urgents ; et puis "vite", tout est relatif ! Pour une fois dans ma vie je pourrai peut être avoir un peu de temps pour moi entre 2 emplois ?

Là encore, en tant que conseillère RH, je sais que quand on a le bon candidat, on doit réagir vite !

  • "Jusque mi-août, tout est mort" : certes, mais les candidats aussi sont en vacances... donc - retour aux notions de probabilités -, mes chances sont équivalentes : répondre à plus d'offres, mais avec plus de concurrent, ou répondre aux offres estivales quand les candidats en emploi veulent garder leurs vacances et changer à l'automne...

Ma recherche ciblée porte actuellement ses fruits, plus rapidement que ce je prévoyais, et très positivement (responsabilités, entreprise, salaire). Quelques clés qui m'aident : un CV valorisé, une recherche très ciblée (uniquement en répondant aux annonces pour le moment), une levée des barrières qui pourraient décourager les recruteurs, une confiance dans mes compétences (ce qui peut être différent de la confiance en soi). Mesure de la performance : une quinzaine d'applications, 2 pistes très concrètes (étapes franchies : CV, entretien téléphonique, entretien face-à-face prévu -cédulé en moche anglicisme quebecois-)

Et soudain, en plus, une offre unique en carrière dont je ne peux encore parler mais qui me fait dire que "ce qui doit arriver arrive".

Lâchez-pas, collègues candidats !